Innover, entreprendre, créer dépend d’erreurs, d’opportunités et même parfois du hasard. Certains se basent même sur ces facteurs pour rebondir et réaliser un produit performant. Nous allons vous présenter des success-stories qui ont débuté par ces principes. Les créateurs à l’origine de ces produits ont su rester attentif et saisir les opportunités qui s’offraient à eux.

Carambar

L’invention de cette douceur vient du Nord de la France, à Marcq-en-Barœul, près de Lille. Comme nous indique L’Usine Nouvelle : “À cette époque, le but est de proposer autre chose aux enfants que les traditionnelles sucettes ou barres de chocolat.” L’origine de la création du Carambar serait une erreur de fabrication. En 1954, une machine déréglée aurait fait une erreur de dosage en caramel et en cacao.

Les blagues qui accompagnent les Carambar ne sont quant à elle pas une erreur et elles sont mises en place 15 ans après.

Chips

Cette invention nous vient de Saratoga Springs de l’État de New York. En août août 1853, un client du restaurant Lake House renvoie à deux fois son assiette de frites trop épaisses à son goût. Le cuisinier, George Crum, fait alors le choix de couper en tranches exagérément fines les pommes de terre, les passent rapidement à la friteuse et les saupoudre de sel. Il servi ce plat pensant que cela serait immangeable. Étrangement ceci ravie le client mécontent et il en recommanda.

Le site Ça m’intéresse nous informe que l’histoire ne s’arrête pas là. Lorsque George Crum créa son propre restaurant, il choisit de disposer sur chaque table un panier de chips froides. Ceci devient alors sa marque de fabrique.

Ce fut une Californienne, Laura Scudder, qui démocratisera les chips façon “nomade” en les vendant dans des sacs en papier ciré, plus de 70 ans après la découverte de George Crum.

Caoutchouc (ou plus précisément la vulcanisation)

L’hévéa est un arbre rapporté du Pérou en 1747 par un naturaliste français aussi appelé arbre à caoutchouc. Après transformation cela donne une sorte de gomme élastique. Il permet de réaliser des produits imperméables mais aussi des gommes capables d’effacer l’encre en Europe.

Le problème c’est que ce produit est difficile à stabiliser “lorsqu’il chauffe, fond et dégouline tandis que refroidit, devient dur comme de la pierre, perdant par là même ses propriétés d’élasticité”.

En 1834, le chimiste américain Charles Goodyear décide de se lancer dans des recherches afin de réussir à stabiliser ce produit. 5 ans de recherches plus tard et l’ajout de soufre dans son procédé, il fit une démonstration à des nobles qui tourna court et jeta sa gomme par terre. “Celle-ci atterrit sur le poêle brûlant et – surprise – ne fond pas. Au contraire, elle vient de se transformer en une matière élastique recouverte d’une croûte brune étanche. Goodyear vient de découvrir par hasard la vulcanisation.” l’explique RetroNews.

En 1942 il stabilise encore sa découverte en ajoutant de la vapeur d’eau sous pression. Le produit est alors industrialisable.

Malheureusement Charles Goodyear n’est pas bon en affaires et continue ses recherches. Elles l’ont occupé une bonne partie de sa vie et à conduit sa famille et lui dans une situation proche de la misère remplie de dettes.

La marque de pneus Goodyear, créée en 1898, a été nommée en hommage à ce chimiste mais ce n’est pas lui le fondateur.

Pénicilline

La pénicilline est une substance bactéricide aussi appelé antibiotique présente dans les champignons “penicillium” que l’on voit sur le roquefort par exemple ou sur les fruits moisis.

En 1928, c’est le barectiologue écossais Alexander Fleming qui a découvert cette toxique. Il a l’habitude de laisser une place importante au hasard et à l’imprévu dans ses recherches. C’est dans cette dynamique qu’il laissa ses boîtes de Pétri composées de bactéries de staphylocoque, celles notamment présente dans l’infection des plaies, telles quelles lors de son départ en vacances. A son retour, un des échantillons est recouvert de moisissure verte et les bactéries autour sont translucides. Il en déduit que les champignons ont tué les bactéries. Il en conclut qu’ils produisent une substance bactéricide nommée par lui-même pénicilline. 

Malheureusement sa découverte n’est pas pas prise au sérieux par les scientifiques de l’époque. Alexander Fleming ne dispose alors pas de laboratoire adapté pour continuer ses recherches et la rendre viable. C’est en 1939 que des chercheurs d’Oxford s’y intéressent. Ils parviennent à isoler la pénicilline et à la concentrer. La découverte fortuite d’Alexander Fleming et la recherche approfondie qui suivit permit de sauver de nombreuses vie par la suite, notamment lors de la Seconde Guerre Mondiale.

ARTE – Les découvertes faites par hasard

Mirco-onde

“En 1945, l’ingénieur américain Percy Spencer travaille chez Raytheon sur le développement de systèmes radars pour l’armée. C’est, dit-on, au cours d’essais menés sur un nouveau type de magnétron qu’une barre chocolatée vient à fondre dans sa poche.” nous informe Universalis. Il se rend compte que c’est un effet secondaire et il renouvelle l’expérience. Il démontre que sous l’effet de l’énergie électrique d’ondes radio émises à une fréquence de 2,45 gigahertz Il, “le principe de l’agitation des molécules d’eau présentes dans les aliments” produit de la chaleur. En 1946 il crée un four industriel avec ce système dont il dépose le brevet 4 ans plus tard.

L’erreur est une composante importante pour rebondir comme on l’a évoqué dans notre article “L’erreur une alliée pour rebondir ?” mais elle ne fait pas tout. Pour innover et accepter les changements possibles et donner une chance à cette innovation il est nécessaire être dans un état d’esprit d’ouverture. Ces success-stories nous montre qu’il est important d’avoir une capacité d’observation, de pivot, de changement de paradigme et savoir prendre du recul.

Retrouvez d’autres articles sur l’attitude design ici et là-bas sur notre blog.